Benchmark Tagaday : Transport, quatre secteurs, une visibilité médiatique en mouvement

Entre enjeux de mobilité, transformation des infrastructures, transition écologique et évolution des modèles économiques et tensions géopolitiques, le secteur du transport et en pleine révolution et devient un enjeu du débat public.
Mais quelle place les différents modes de transport occupent-ils réellement dans les médias ? Comment leur visibilité évolue-t-elle au fil des années ?
À travers cette étude, Tagaday analyse la visibilité médiatique de quatre secteurs du transport : ferroviaire, aérien, routier et maritime, sur la période de janvier 2023 - août 2026.
L’analyse propose deux niveaux de lecture : l’évolution de la visibilité médiatique de ces quatre secteurs et les principaux temps forts qui ont marqué leur actualité. Puis, un benchmark consacré à un panel de trois acteurs de l’écosystème du transport : l’Autorité de régulation des transports (ART), le ministère des Transports et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT).
Le transport garde le cap, mais change de rythme
Quatre secteurs, quatre dynamiques médiatiques
Ferroviaire, aérien, routier ou maritime : les quatre modes de transport suivent des trajectoires médiatiques différentes, avec une visibilité qui évolue selon les périodes et les événements qui rythment leur actualité.
Sur l’ensemble de la période étudiée, le transport ferroviaire demeure le secteur le plus médiatisé, devant le transport aérien. Le transport maritime et le transport routier présentent des volumes plus contenus, mais leur poids relatif évolue au fil des années.

Après une progression globale de la visibilité des quatre secteurs en 2024, la couverture médiatique recule en 2025. La projection établie à partir des huit premiers mois de 2026 dessine toutefois une année globalement stable comparable avec celle de 2025, avec des évolutions contrastées selon les secteurs.
Derrière cette stabilité d’ensemble se dessinent ainsi quatre dynamiques médiatiques distinctes détaillées ci-dessous.
Ferroviaire : toujours sur les rails de l’actualité
Avec plus de 370 000 retombées en 2025, le transport ferroviaire reste le secteur le plus médiatisé des quatre univers étudiés. Après une évolution relativement contenue en 2024 et 2025, sa visibilité ralentit en 2026 : à rythme constant sur les huit premiers mois de l’année, sa volumétrie annuelle serait inférieure à celle de 2025.
Le transport ferroviaire représente néanmoins environ 4 retombées sur 10 générées par les quatre secteurs en 2025. Son poids relatif tend à se réduire en 2026, notamment avec la progression de la visibilité du transport maritime.
Le niveau mensuel fait apparaître plusieurs temps forts. En mars 2023, près de 46 000 retombées sont enregistrées, dans un contexte marqué par la mobilisation contre la réforme des retraites et les perturbations du trafic ferroviaire. Un nouveau pic intervient en février 2024, avec plus de 45 000 retombées, alors que plusieurs mouvements sociaux affectent le trafic ferroviaire pendant les vacances scolaires.
Un dernier pic est observé en mai 2025 avec notamment les grèves à la SNCF pendant les ponts de mai.
Aérien : une visibilité au rythme du trafic et de l’actualité
Avec plus de 291 000 retombées en 2025, le transport aérien constitue le deuxième secteur le plus médiatisé de l’étude. Après une progression de 2,3 % en 2024 vs. 2023, sa visibilité recule de 4,1 % en 2025, il représente environ un tiers de la visibilité médiatique cumulée des quatre secteurs. Sa part se réduit toutefois en 2026.
Avec plus de 31 000 retombées médias enregistrées en octobre 2023 , soit près de 26 % de plus qu’en septembre de la même année, le mois d'octobre s’inscrit dans un contexte de perturbations du trafic aérien et de mouvements sociaux.
D’autres niveaux élevés sont observés en juin / juillet 2025 (60 000 retombées pour les 2 mois) et en mars 2026 (plus de 27 000 retombées).
La visibilité du transport aérien s’alimente ainsi d’une actualité à la fois opérationnelle, sociale et économique, autour du trafic, des conditions de transport et des enjeux propres aux acteurs de l'aérien.

Routier : quand l’actualité fait dévier la courbe
Le transport routier présente une dynamique plus irrégulière. Après une progression de plus de 22 % en 2024 vs. 2023, sa visibilité recule de 11% en 2025.
Le principal temps fort est visible en janvier/février 2024, avec plus de 35 000 retombées sur les 2 mois, soit une progression de 150% vs. 2023. Ce pic intervient alors que la mobilisation des agriculteurs entraîne de nombreux blocages d’autoroutes et de grands axes, affectant directement la circulation des marchandises et l’activité des transporteurs.
En 2026, un nouveau niveau élevé est enregistré en avril, qui constitue le deuxième plus important de la période étudiée.
Maritime : une visibilité qui prend le large
Le transport maritime affiche sa progression la plus marquée en 2026. Après un recul de sa visibilité en 2025 vs. 2024, celle-ci augmente nettement sur les huit premiers mois de l’année 2026. Sa volumétrie de janvier à août dépasse de 33% celle enregistrée en 2025 sur les mêmes mois.
Le mois de mai 2026 représente un pic important de visibilité avec près de 23 000 retombées, soit une progression de près de 90 % par rapport à mai 2025. Cette période correspond à une actualité particulièrement dense autour du transport maritime, des ports, des flux de marchandises et des enjeux géopolitiques, tels que le blocage du Détroit d'Ormuz, susceptibles d’affecter les routes commerciales et les coûts de transport.
Sur les voies de l’actualité : quelles voix portent le secteur ?
De janvier 2023 à août 2026, ce benchmark compare la visibilité médiatique d’un panel de trois acteurs intervenant à différents niveaux de l’écosystème du transport : l’Autorité de régulation des transports (ART), le ministère des Transports et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT).
Sur l’ensemble de la période étudiée, la FNAUT concentre la plus grande part des retombées des trois acteurs, avec près de 6 retombées sur 10. L’ART représente un peu plus d’un tiers de cette visibilité, tandis que le ministère des Transports occupe une part plus limitée.
Les trois acteurs présentent toutefois des dynamiques différentes. La visibilité de l’ART progresse en 2024 avant de diminuer en 2025. Celle de la FNAUT connaît également une hausse en 2024, suivie d’un recul l’année suivante. Le ministère des Transports conserve pour sa part une volumétrie plus régulière sur l’ensemble de la période.

Les niveaux mensuels font apparaître plusieurs pics médiatiques, qui interviennent dans des contextes marqués par des prises de parole, publications ou événements liés à l’actualité du secteur.
Pour l’ART, plusieurs accélérations correspondent notamment à une actualité institutionnelle autour de la régulation ferroviaire et aérienne, de l’ouverture à la concurrence, des infrastructures ou encore des données de mobilité. La visibilité de la FNAUT est davantage rythmée par ses réactions aux sujets directement liés aux usagers, comme l’offre, les tarifs ou la qualité de service.
Sur les huit premiers mois de 2026, la répartition reste proche de celle observée sur l’ensemble de la période : la FNAUT représente environ 58 % des retombées des trois acteurs, l’ART près de 34 % et le ministère des Transports environ 8 %.
Méthodologie :
Étude réalisée sur la base de l’analyse de plus de 5 500 programmes d’information (diffusés par 410 chaînes et stations TV/radio pour une moyenne de 2 400 heures quotidiennes) et d’une sélection de 3 000 publications de presse écrite (titres de la presse imprimée et sites web éditoriaux).
L’analyse s’articule autour de deux axes :
- La visibilité des secteurs : analyse de l’évolution mensuelle des retombées médiatiques des transports ferroviaire, aérien, routier et maritime, ainsi que des principaux temps forts associés à leur actualité.
- Le benchmark des acteurs : comparaison de la visibilité médiatique d’un panel de trois acteurs intervenant à différents niveaux de l’écosystème du transport : l’Autorité de régulation des transports (ART), le ministère des Transports et la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT).
Les retombées sont identifiées à partir de requêtes dédiées dans Tagaday et correspondent aux contenus médiatiques répondant aux critères définis pour chaque périmètre d’analyse. Pour l’année 2026, les données disponibles couvrent la période de janvier à août.
Le module « Analyser » permet ainsi d’aller au-delà du simple volume de retombées médiatiques pour explorer plusieurs KPI clés, tels que la répartition des retombées par type de média, la mesure de l’€-Pub ou encore l’impact.
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